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Chroniques locales

Le dernier ouvrage de Geneviève Dreyfus-Armand, écrivaine spécialiste des relations qui ont uni les Français et les Espagnols depuis la proclamation de la IIème République jusqu’à la mort de Franco, fait état du témoignage de Léonor Pintado, une de nos voisines de Lestelle.

Née en 1933 à Broto, près de Huesca en Aragon, elle faisait partie d’une famille de paysans qui cultivait la terre, élevait vaches et brebis. Léonor y vivait avec ses trois sœurs, des tantes et de jeunes cousins, soit une dizaine de personnes. 

Au moment de la guerre civile, son père et d’autres hommes du village sont pourchassés par les franquistes. Ils se cachent quelques temps dans la montagne, puis décident de passer en France, avec leurs familles.

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L'événement
Le devoir de mémoire

L'événement

Le 13 juin 1935, un tragique événement s'est produit à Lestelle-Bétharram.
Le 13 juin, à l'aube une rumeur… des personnes passent, pressées, muettes; elles gravissent la côte raide qui mène sur la ligne des hauteurs, au flanc du Calvaire.
Un avion du 36ème de Pau, venant d'Istres, s'est écrasé dans le brouillard. Le lieutenant Carayon et le sergent-chef Meilhe ont été tués. Sur la carte du bord, tâchée de sang, une ligne bleue marquait l'itinéraire Istres- Toulouse - Rabastens -Pau. Ils étaient partis quatre pour ce vol de nuit. Il avait été décidé qu'en cas de brouillard, les grands oiseaux se poseraient à Toulouse. Toulouse passé, le brouillard est apparu. Trois ont fait demi-tour, le quatrième...
Le brouillard? Une panne d'essence? Le lieutenant serrait encore à la saignée du bras gauche sa lampe électrique.
On juge de l'émotion qui étreignit nos élèves. Il y a en a tant parmi eux qui rêvent d'ailes et d'ascensions!
Le soir, les grands sont montés sur les lieux. Une voiture sanitaire avait transporté les cadavres à Pau. L' « horrible mélange» des restes de l'oiseau étaient encore là. Longuement ils ont « médité» à leur manière; tous ont voulu garder de ce spectacle le plus humble souvenir: bout d'étoffe, bout de bois, bout de fil...
Tel, qui demain sera pilote, avait mis la main sur l'altimètre; mais la police et l'armée veillaient.

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La Galotte

Lorsque nos aînés nous parlent de la Galotte et de son moulin, nous apercevons dans leur regard cette lueur qui leur rappelle des lieux idylliques de même que des souvenirs de jeunesse inénarrables
Mais, au fait, savez-vous tous ce qu’ils dénommaient ainsi et où se situait le moulin ? Ce dernier se trouvait à proximité de l’actuelle salle des fêtes, là où l’on peut voir un parterre de pelouse (bordure du chemin du Vieux Moulin). Son alimentation en eau provenait d’un bras du Gave, appelé « Canal du moulin ». Deux ou trois vannes permettaient d’évacuer ou d’alimenter l’eau nécessaire au fonctionnement du moulin, celui-ci ayant besoin d’un certain débit pour travailler.
Attardons nous sur l’histoire de ce moulin. Sa construction est attaquée en 1553. Le 28 janvier 1574, on trouve trace de sa vente à Jean d’Abadie, Seigneur d’Igon, qui se rend acquéreur pour 950 écus et un tonneau de vin. Le nouveau propriétaire le rebâtit l’année suivante (1575) et il grave son nom de même que cette date sur un linteau ouvragé que les plus anciens parmi nous ont pu contempler à loisir.

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à Lestelle-Bétharram des années 1950-1960

En liminaire, sachez que nous avons intentionnellement choisi la période 1950/1960 pour relater la vie économique Lestelloise. Je remercie les personnes qui m'ont donné les informations nécessaires à relater cette page d'antan à savoir Mmes Josette Berducou, Lily Vanz et M. Michel Cazenave.

Avec la fin de la guerre, l'économie française repart petit à petit. Les enfants n'étudient pas tous et ceux qui ne peuvent continuer pour obtenir le brevet ou le baccalauréat apprennent un métier. La voiture est un objet de luxe réservé à une certaine catégorie sociale. Les supermarchés et hypermarchés n'étaient pas encore à la mode. Par contre, Félix Potin, La Guyenne et Gascogne, L'Epargne concurrençaient déjà l'épicier du coin. Grand-mère ne savait pas faire du bon café, le Palois Biec, lui, excellait. Même qu'on y ajoutait de la chicorée Leroux! Lorsque nos mères, prises par de nombreuses tâches ménagères, étaient contraintes de ne pouvoir faire une bonne soupe de légumes bien frais, nous devions nous contenter d'un potage Kub. A 16 heures, le goûter réservait du "ya bon Banania" remplacé maintenant par Nutella. C’était une autre époque dont plusieurs Lestellois et Lestelloises gardent une certaine nostalgie.

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Certaines charges ou fonctions ont disparu mais d'autres perdurent :

Le valet commun ou mande commun

Il avait pour fonction de mander les assemblées et d'autres objets nécessaires pour le service de la municipalité". C'est ainsi que le 2 janvier 1793, An II de la République fut nommé à l'unanimité du conseil général (conseil municipal d'aujourd'hui) Jean DOUCETTE (Voir document 1).

Son salaire s'élevait à vingt cinq livres par an. Plus tard, l'attribution du poste se fit par "la voye au rabais" ; c'est encore J. DOUCETTE qui, offrant soixante livres au lieu de soixante et une proposées par Jean GUIRAUTE, fut maintenu dans sa charge et ce jusqu'en 1807. Il arrivait fréquemment que ce service fût cumulé avec celui de garde de cochons ou de garde champêtre.

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Au fil des ans, avec les mentalités et les goûts interchangeables de la société et des individus qui la composent, la fête patronale se doit d'évoluer. Autres temps, autres mœurs! Ceux qui commencent désormais à voir leurs tempes grisonnantes ou le cheveu se faire rare se souviennent de leur époque où, jeunes, ils attendaient ces festivités.

La fête se déroulait sur la Place Saint Jean, à l'ombre des tilleuls. Elle débutait le samedi pour se terminer le lundi, voire le mardi matin plutôt! Les attractions foraines battaient leur plein et pourtant, se comptaient très nombreuses: pousse-pousse, chenille, balançoires, tirs, loteries et manèges enfantins. C'était le temps de gloire des orchestres: les chemises jaunes ou les chemises rouges de Pontacq donnaient l'aubade et combien de couples se sont formés aux sons mélodieux de leurs airs envoûtants? Le lundi soir, on guinchait chez ARIS. L'orchestre placé en haut de la grange animait l'ultime soirée. Les Trois de Bruges (ainsi appelait-on les habitués du perchoir) faisaient tourbillonner les danseurs grâce à la java bleue, au tango des fauvettes ou à la valse viennoise. L'estrade réservée aux bals du samedi et du dimanche était adossée à la fontaine de l'époque. Le feu d'artifices crépitait depuis la place.

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ROULEZ TAMBOURS, SONNEZ CLAIRONS...

La vue d'un clairon posé sur une étagère, chez un de mes amis, me fit, il y a peu, interroger cet ami sur la provenance de cet instrument.

Ainsi, j'apprends qu'à Lestelle-Bétharram, dans le temps, il y avait une « clique » Mme Suzanne Aubiès-Lacrouts me fournissant la photo et quelques explications. Me voici parti à la recherche de renseignements.

Une clique se compose de tambours, de clairons, de cymbales et d'une grosse caisse. Le cliché (qui date des années 20) confirme cette présence d'instruments. Cet ensemble, placé sous l'autorité de M Pouyau, (orthographe non garantie), chef dynamique et autoritaire, compte parmi ses cadres, l'ancien Maire M Matocq.
M Pouyau est un homme éclectique puisque, outre la musique, on le retrouve dans la société de gymnastique ou sur les rings de boxe.
Les répétitions se font dans la grange de Sidoine Saubatte et 80 ans plus tard, c'est à dire de nos jours, certains anciens dénomment cet endroit "La Clique".

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C’est presque l’hiver. Pépé se lève, chausse ses sabots, prend la lampe à pétrole et sort dans la cour. Il jette un œil aux alentours et se rend à la grange voir les bêtes. Il leur parle, les cajole un peu et leur dit : « Ne vous en faîtes pas, vous êtes bien au chaud ici », et il repart. Avant de rentrer, il pose la lampe, prend une brassée de bois et scrute le ciel : « Elles ont bien raison », dit il. A la cuisine il fait déjà bon. Le bigourdan est allumé, et sur la table un grand bol de café l’attend. Il sort son couteau et coupe des morceaux de pain pour les tremper.
« J’irai chercher d’autres bûches après. Il va neiger ». dit-il
Comment le sait il ?

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Le gibier de nos bois et de nos montagnes

Ce gibier n'a guère changé depuis des siècles car il a trouvé dans notre région l’habitat qui lui convient. Celui qui a le mieux décrit ces diverses espèces de gibier est Gaston Fébus, que l'un de ses biographes a appelé « un grand prince d'occident au XIVème siècle». Né à Orthez en 1331, il a régné sur un vaste domaine où il aimait « armas, amors et cassa » (les armes, les amours et la chasse). Il a indiqué lui-même le jour où il a commencé la rédaction de son Livre de Chasse: « et fut commencé ce présent livre le premier jour de may, l'an de grâce mil trois cents quatre vins et sept ». Quelques années seulement après sa mort, sa réputation de chasseur et la diffusion de son livre (qui ne se faisait alors que par des copistes) étaient répandues dans toute l'Europe.

Des livres sur la chasse, il en a existé plusieurs depuis fort longtemps. Sans remonter aux Cynégétiques de Xénophon (vers 400 avant notre ère), Gaston Fébus a pu connaître divers ouvrages sur la chasse de la fin du XIIIème siècle ou écrits quelques dizaines d'années avant son ouvrage mais certainement pas celui qu'un espagnol écrivit en même temps que lui... Toujours est-il que son Livre de la chasse resta valable jusqu'au début du XIXème siècle, tant la rigueur de ses descriptions des animaux et de leurs habitudes et aussi la façon de les chasser avec chiens, arcs et épieux ont servi aux chasseurs des siècles qui ont suivi.

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L'aventure treiziste à Lestelle...
L'athlète au Mains Nues
Du temps où les Isards ne couraient pas qu'en altitude

L'aventure treiziste à Lestelle...

1971 : La jeunesse qui ne pratiquait pas le football au sein des fameux Isards Lestellois s'ennuyait. Pour tromper leur ennui, une quinzaine de garçons décida de se lancer dans l'aventure sportive en s'engageant dans le tournoi départemental rural de hand-ball organisé par la Direction Départementale de la Jeunesse et des Sports. Pour une première participation, ce fut une réussite puisque le groupe atteignit la finale qu'il perdit face à l'équipe d'Andoins. L'année suivante "Les cousettes" faisaient leur apparition et étaient engagées dans le tournoi féminin. Dès lors le groupe devenait important, d'autant qu'une deuxième équipe garçons était elle aussi engagée. Il fallait donc structurer le groupe et créer une association, ce qui fut fait le 16 février 1973 : L' Avant Garde Lestelloise était née.

Et puis vint le printemps. Jacques Moissonnié, Président fondateur de l'association, reçut la visite de Fernand Soubies, vice-président de la Fédération Française de Jeu à treize, qui lui proposait d'engager une équipe dans la catégorie promotion.

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